La vie sauvage à Nice : la nature en ville

Article et photos de Clare Catchpole

Ces dernières semaines ont été bien remplies, et tout à coup les soirées s’allongent. C’est sans doute le meilleur moment pour profiter de Nice, avant les fortes chaleurs et l’arrivée des foules.

Et nous ne sommes pas les seuls à apprécier la vie ici.

Il y a toute une autre population, plus discrète, qui continue son chemin : du pissenlit un peu têtu qui pousse entre deux pavés, jusqu’au sanglier qui s’aventure parfois un peu trop près de la ville.

Pas seulement les parcs

Quand on pense à la nature à Nice, on pense souvent à des endroits comme le Parc du Mont Boron ou le Parc Départemental d’Estienne d’Orves, et c’est vrai, ils sont magnifiques. Les deux sont des favoris pour nos walk & talks mensuels

Mais si on regarde d’un peu plus près, la nature n’est pas seulement « ailleurs ».

Elle est dans les interstices, les bords, les coins oubliés.
Une herbe sèche derrière un immeuble.
Une plante qui grimpe sur un mur.
Une fleur qui pousse là où on ne l’attend pas.

Pas organisée, pas entretenue—juste… présente.


Les évadés

Avez-vous déjà entendu un cri presque tropical dans les arbres ? Ou aperçu un éclair de vert au-dessus de vous ?

Ce sont les perruches. À l’origine échappées de captivité, elles ont trouvé à Nice un environnement plutôt accueillant, entre les parcs et les rues bordées d’arbres.

Autre petit visiteur : le capucin bec-d’argent (Indian Silverbill). Moins spectaculaire, plus discret, mais une fois qu’on le remarque, on commence à le voir partout. De petits oiseaux sociables, souvent en groupe.

Nous en avons même régulièrement sur notre balcon, attirés par les herbes et les fleurs laissées volontairement un peu « sauvages ».


Ceux qu’on remarque… et qu’on critique

Bien sûr, les animaux que l’on remarque le plus sont souvent ceux qui nous dérangent.

Les moustiques (pas besoin de les présenter).
Les goélands (herring gulls en anglais) qui ont appris à fouiller nos poubelles.

Pas toujours les bienvenus… mais remarquablement adaptés.

D’une certaine manière, ils ne font que s’ajuster à l’environnement que nous avons créé.


Petits mais essentiels

Les insectes sont souvent vus comme des nuisibles, mais certains jouent un rôle essentiel.

Les pollinisateurs, par exemple, travaillent discrètement en arrière-plan. Sans eux, nos fameux orangers seraient bien moins généreux.

Sans forcément les adorer, on peut parfois simplement prendre un instant avant de réagir.


Une autre façon de voir la ville

Ce mois-ci, le thème de English in Nice / Nice en Français est « la vie sauvage » – mais à l’échelle de la ville.

Il s’agit simplement de regarder autrement.

Remarquer ce qui pousse, ce qui bouge, ce qui s’adapte.
Être un peu plus curieux.
Voir Nice sous un angle légèrement différent.


Rejoignez-nous : Wildlife Walk & Talk

Si vous avez envie d’explorer cela en groupe, un de nos événements est ouvert aux participants extérieurs :

Promenade des Franglais – Wildlife Walk
Dimanche 19 avril
Parc Départemental d’Estienne d’Orves

Une balade détendue, avec des échanges en anglais et en français, et un peu d’observation au passage.

Tarif invité : 5€
Places limitées


Défi d’avril : I Spy Nice Wildlife

Repérez quelque chose que vous n’auriez pas forcément remarqué—
une plante dans un endroit inattendu, un oiseau inhabituel, ou simplement quelque chose dont vous ne connaissez pas le nom.

Prenez une photo et identifiez-la si vous pouvez (avec des applications comme Google Lens ou PlantNet).

Puis partagez-la :

📸 Sur Instagram
→ identifiez @englishinnice
→ utilisez #ISpyNiceWildlife

ou envoyez-la en message privé si vous préférez

Je partagerai certaines de vos trouvailles pendant le mois.


🌱 Pour finir

Pas besoin d’aller loin pour trouver la nature.

Elle est déjà là, parfois discrète, parfois inattendue, souvent juste sous nos yeux.

Et une fois qu’on commence à la remarquer, on ne voit plus la ville tout à fait de la même manière.

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